USINE DE TRAITEMENT DES DÉCHETS À DRAGUIGNAN : UNE MYSTÉRIEUSE CONTESTATION ? QUI TIRE LES FICHELLES ?
- transian citoyen
- 22 nov. 2024
- 3 min de lecture
La contestation contre le projet d’usine d’incinération et de production de chaleur à Draguignan interroge par son caractère masqué. Un flyer anonyme distribué dans les boites aux lettres du quartier a allumé la mèche… suivi d’une pétition lancée par un mystérieux collectif : "Citoyens alarmés" sur le site Internet Change.org. Les quelques citoyens concernés, qui acceptent de parler à la presse, exigent l’anonymat.
Qui tire les ficelles de cette opération ?
NON À LA CONSTRUCTION D'UNE USINE A PROXIMITE DES HABITATION
Le Député (RN) de la 8eme circonscription, prend position Il conteste la localisation voir ci-dessous :

Mais appelle à signer une petition qui rejette clairement le projet d'incinération !

Éviter de construire une usine d'incinération de déchets près des habitations semble être une évidence, presque une lapalissade. Pourtant, le débat s'enlise, et le combat contre cette éventualité rappelle les affrontements symboliques de Don Quichotte face à ses moulins à vent. Faut-il y voir une nouvelle forme de contradiction politique ?

Un tract anonyme contraire à la réglementation qui exige auteur et imprimeur (1) et repris par le député
(Capture d'écran TC)
Le député, tout en se déclarant favorable au principe d'une délocalisation du projet, n'hésite pas à soutenir une pétition qui s'oppose farouchement aux usines d'incinération en général. Une posture qui ne manque pas d'interroger : comment concilier l'acceptation d'un projet délocaliser avec un soutien affiché à une opposition de principe à l'incinération ?
De plus, cette pétition combat le projet avec des arguments tantôt pertinents, tantôt discutables, mais qui mériteraient souvent pondération. De quoi laisser penser que dans ce dossier, les incohérences ne se limitent pas à la localisation des usines... Bien sûr aucune proposition alternative n'est avancée ! À croire que l'on souhaite jeter de l'huile sur le feu ?
Notre Député va-t-il aussi soutenir la pétition contre le projet d'Écopôle à Aups d'enfouissement XXL des déchets, qui fait l'objet d'une vive opposition des citoyens et des élus ?
Contre l'incinération, contre l'enfouissement, du côté systématique des contres ?
LA GAUCHE INVISIBLE

De leur côté, les Verts et LFI locaux n'ont pas hésité à monter au créneau, rejetant avec véhémence ce projet de Pôle de Transition Environnementale. Ils ont trouvé le moyen de dénoncer... mais avec quelques petites approximations sur la localisation, histoire de pimenter le débat.
Et pour couronner le tout, ils ont publié un communiqué de presse, aussi enflammé que... presque anonyme ! Comme une carte postale envoyée depuis un endroit où personne ne les attend vraiment. On soupçonne même que la signature ait été remplacée par une empreinte carbone, histoire de rester dans le thème.
DRAGUIGNAN

La campagne des municipales serait-elle déjà commencée à Draguignan, où notre député est aussi conseiller municipal d'opposition ?
Rappelons que le maire de Draguignan est président de l'agglo Dracénie, qui est maître d'ouvrage de ce projet (Lire Ici).
INCOHÉRENCES OU OPÉRATIONS SOUTERRAINES ?

Les contestations entourant l'usine d'incinération et de chauffage de Draguignan, ainsi que le projet « privé » d'enfouissement XXL à Aups, révèlent la complexité du dossier du traitement des déchets sur notre territoire, mais aussi un manque flagrant de cohérence dans les choix politiques et économiques.
D'un côté, le Pôle de Transition Environnemental de Draguignan est porté par l'agglomération Dracénie ; de l'autre, le projet d'enfouissement à Aups émane de sociétés privées, notamment Sartorius et Paprec, dont les actionnaires ou soutiens sont de puissants groupes du BTP. Un projet qui, comme l'a souligné Roland Balbi, président de la communauté de communes Lacs et Gorges du Verdon et maire de Villecroze, n'a aucun soutien de la part de son intercommunalité.
Il a pris l'initiative de contacter le maire de Draguignan, Richard Strambio, également président de l'agglomération Dracénie, afin de tenter de rétablir une certaine logique dans ces projets parallèles. Un dossier où l'intervention des services de l'État pourrait apporter la clarté nécessaire.

QUI TIRE LES FICELLES (illustration TC)?
Pour certains, l'affaire prend un tournant plus mystérieux. Les théoriciens du complot avancent que des « opérations souterraines » seraient en cours pour faire échouer le projet dracénois. Mais au profit de qui ? Une question qui mérite d'être posée, et surtout, élucidée.
(1) Le nom et l’adresse de l’imprimeur
Selon L’article 3 de la loi du 29 juillet 1881 , les flyers qui font partie des écrits, doivent mentionner le nom et l’adresse de l’imprimeur, avec la mention « imprimé par nos soins ». Si ces mentions sont manquantes, l’auteur risque une amende de 3 750 €.
Les informations légales de la société bénéficiaire des flyers
Selon l’article R.123-237 et R. 123-238 du Code du commerce, il est stipulé que tout document publicitaire doit faire figurer la dénomination sociale ou le nom, le numéro de R.C.S suivi du nom de la ville où est enregistrée l’immatriculation, la forme sociale, pour les personnes morales ainsi que le montant du capital, pour les sociétés commerciales.
L’amende encourue en cas de non-respect de cette obligation est de 750 €.
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