SAINT RAPHAËL : TERREUR ET OMERTA, CHEZ LES AGENTS TERRITORIAUX ?
- transian citoyen
- 28 nov. 2024
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Pour les agents municipaux de Saint-Raphaël et de l'agglomération Estérel Côte d'Azur, le rêve d'une vie paisible en bord de mer vire au cauchemar. Selon le Canard Enchaîné (édition du 20 novembre, N°5428), une enquête préliminaire menée par le Parquet de Draguignan cible la gestion humaine sous la houlette du maire (LR) Frédéric Masquelier. Pressions, menaces, et même « terreur » : les témoignages dressent un tableau accablant.
Un tsunami psychosocial : 100 agents sur le fil

Arrêts de travail, risques psychosociaux: la justice enquête sur la mairie de Saint-Raphaël (Illustration TC)
L'article d'Emmanuelle Souffi lève le voile sur un climat délétère, exprimé par des professionnels de santé locaux. Ils tirent la sonnette d'alarme : près d'une centaine d'agents municipaux seraient en souffrance psychologique , victimes d'un management qualifié de "harcèlement" par certains, et de "quasi-dictatorial" par d'autres.
Résultat ? Un absentéisme galopant, une omerta pesante, et des accusations qui pointent toutes vers Frédéric Masquelier , maire de Saint-Raphaël et président de la communauté d'agglomération ECAA. La "gestion humaine" de ces 1300 salariés serait au cœur de l'enquête confiée à la police nationale de Toulon.
"Un système de terreur"

Le Canard Enchaîné donne la parole à des témoins anonymes, dont les descriptions font froid dans le dos : "Maltraitance à tous les niveaux."; « Une pression insoutenable. »"Des menaces implicites sur la sécurité de l'emploi."
Pour ces agents, le silence est imposé sous peine de représailles. Mais ce mur de plomb commence à se fissurer, à en croire les signalements des soignants qui ont alerté les autorités.
Masquelier dégaine la contre-attaque

Opération « Qualité de Vie au Travail » : La Ville à l’écoute de ses agents et engagée pour offrir un service public de qualité aux usagers (juin 202- Capture ecran site de la ville)

Frédéric Masquelier, pris sous le feu des accusations, se défend avec véhémence. Ignorant tout de l'enquête en cours, il affirme n'avoir jamais été contacté par le Parquet ou les enquêteurs. Il qualifie les allégations de « farfelues », se félicitant au contraire des efforts déployés pour améliorer le bien-être au travail et réduire les lenteurs bureaucratiques.
Mais le maire ne s'arrête pas là. "Si la situation était aussi dramatique, où sont les syndicats ? La médecine du travail ? Les conseillers municipaux ? Rien dans cet article ne tient debout", martèle-t-il.
Il est vrai, et tous les managers le savent, les résistances aux changements prennent parfois des chemins de contestations inattendus ?
Coup de com' ou déni ?

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