Réseaux sociaux : plus un parti est à droite, plus il diffuse des fake news
- transian citoyen
- 13 mars
- 2 min de lecture


Ce n'est pas une simple impression : les populistes d'extrême droite sont bel et bien les champions incontestés de la désinformation sur Internet.
Une étude néerlandaise, menée sur 32 millions de messages publiés sur X (anciennement Twitter) par des parlementaires de 26 pays, révèle que la propagation des fausses nouvelles est un pilier stratégique de leur communication. À l'inverse, les formations de gauche – qu'elles soient radicales, écologistes ou sociales-démocrates – y ont nettement moins de recours.
Une étude de grande ampleur
Les chercheurs ont scruté chaque tweet publié entre 2017 et 2022 par 8 198 députés disposant d'un compte sur X. L'analyse couvre 17 pays de l'Union européenne (dont la France, l'Allemagne, l'Italie et la Suède), ainsi que le Royaume-Uni, la Turquie, les États-Unis, le Canada et l'Australie. L'objectif ? Évaluer la fiabilité des contenus partagés en les croisant avec des services de fact-checking. Résultat : sur plus de 18 millions de liens relayés, ceux émanant de l'extrême droite sont les moins fiables.
Plus on est à droite, plus on désinforme
L'étude est sans appel : « Le populisme de droite radicale est le principal moteur de la désinformation. » Plus un parti se situe à droite sur l'échiquier politique, plus le relais de fake news. À l'inverse, les partis de gauche et du centre affichent une bien meilleure fiabilité.
Les chercheurs constatent également des différences dans les thématiques exploitées :
L'extrême gauche, lorsqu'elle diffuse de la désinformation, le fait principalement sur des sujets économiques et sociaux.
L'extrême droite, elle, mise sur des obsessions culturelles, des peurs sécuritaires et une opposition aux normes démocratiques. Des sujets très émotionnels, propices au sensationnalisme et à la manipulation de l'opinion.
X, devenu un mégaphone à fake news

Comments