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Réseaux sociaux : plus un parti est à droite, plus il diffuse des fake news










Ce n'est pas une simple impression : les populistes d'extrême droite sont bel et bien les champions incontestés de la désinformation sur Internet.

Une étude néerlandaise, menée sur 32 millions de messages publiés sur X (anciennement Twitter) par des parlementaires de 26 pays, révèle que la propagation des fausses nouvelles est un pilier stratégique de leur communication. À l'inverse, les formations de gauche – qu'elles soient radicales, écologistes ou sociales-démocrates – y ont nettement moins de recours.


Une étude de grande ampleur


Les chercheurs ont scruté chaque tweet publié entre 2017 et 2022 par 8 198 députés disposant d'un compte sur X. L'analyse couvre 17 pays de l'Union européenne (dont la France, l'Allemagne, l'Italie et la Suède), ainsi que le Royaume-Uni, la Turquie, les États-Unis, le Canada et l'Australie. L'objectif ? Évaluer la fiabilité des contenus partagés en les croisant avec des services de fact-checking. Résultat : sur plus de 18 millions de liens relayés, ceux émanant de l'extrême droite sont les moins fiables.


Plus on est à droite, plus on désinforme


L'étude est sans appel : « Le populisme de droite radicale est le principal moteur de la désinformation. » Plus un parti se situe à droite sur l'échiquier politique, plus le relais de fake news. À l'inverse, les partis de gauche et du centre affichent une bien meilleure fiabilité.

Les chercheurs constatent également des différences dans les thématiques exploitées :

  • L'extrême gauche, lorsqu'elle diffuse de la désinformation, le fait principalement sur des sujets économiques et sociaux.

  • L'extrême droite, elle, mise sur des obsessions culturelles, des peurs sécuritaires et une opposition aux normes démocratiques. Des sujets très émotionnels, propices au sensationnalisme et à la manipulation de l'opinion.


X, devenu un mégaphone à fake news



Les chercheurs regrettent toutefois de ne plus pouvoir actualiser leurs travaux. Depuis qu'Elon Musk a pris le contrôle de X, il a coupé l'accès aux données de la plateforme et multiplié les gestes en faveur de l'extrême droite, notamment de l'AfD en Allemagne. Désormais, X s'est mué en un amplificateur massif de fausses informations et de discours haineux, rendant la lutte contre la désinformation plus difficile que jamais.







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