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RÉFECTION DE LA ROUTE DES ARCS À TRANS-EN-PROVENCE : ENTRE BRICOLAGE, ABSURDITÉ ET UNE OPACITÉ EXEMPLAIRE (POUR QUI AIME L'OBSCURITÉ)







Route départementale des Arcs à Trans-en-Provence : ni dangereuse qui ne necéssitait pas de réfection selon les services du département !










Pour les services départementaux du pôle territorial de Draguignan, la réfection de la "route" des Arcs, malgré son état digne d'un décor de film post-apocalyptique, est sans objet :

"On ne va pas dépenser de l'argent public pour trois pelés et un tondu. " déclaration lumineuse des responsables du pôle territorial départemental Dracénie-Verdon.




À défaut d’un vrai chantier, ils vont donc s’adonner à leur passion favorite : le rafistolage. Des rustines par-ci, un peu de bitume par-là, et hop, circulez, y’a rien à voir ! Et en prime, une promesse pleine de générosité : colmater les nouveaux nids-de-poule dès leur apparition. Grandiose.

Mais comment les techniciens du département définissent-ils la notion de "dangerosité" ? Faudra-t-il attendre un nombre réglementaire de carambolages ou un quota minimal de cyclistes propulsés façon catapulte médiévale ?



LA MAIRIE DE TRANS-EN-PROVENCE MONTE AU CRÉNEAU (ET À JUSTE TITRE)




Alain Caymaris, maire de Trans-en-Provence. L'engagement d'un élu responsable.




Heureusement, la municipalité transiane conduite par Alain Caymris ne s'est pas laissée bercer par la douce musique administrative. Connaissant la réalité du terrain et les risques encourus par cyclistes et piétons du quartier du Panorama Saint Bernard, elle a décidé en décembre 2023 de reprendre la main sur cette voirie départementale.

C'est pourquoi en décembre 2023, le conseil municipal a délibéré pour intégrer cette voirie départementale dans le domaine communal. Ce qui lui permettra de réaliser les aménagements correspondants aux usages réelles de cette route: pistes pietonnes et cyclables, sécurisation du passage sur la D555, etc.



Dans un monde idéal, le département aurait donc dû rétrocéder cette voirie après une réhabilitation complète et conforme aux normes. Mais entre la coupe et les lèvres, il y a parfois un gouffre abyssal...



 



 

UN CHANTIER FAÇON "TROIS PETITS TOURS ET PUIS S'EN VONT"


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TOUS LES INGEDIENTS DU "M'ENFOUTISME"



Mi-juin, événement surnaturel digne des plus grands mystères de l'humanité : les travaux commencent ! Oui, oui, de vrais engins, du bruit, de la poussière… un choc. Certains ont même cru à une hallucination collective. Mais non, c'était bien réel. Et ce miracle, on le doit en grande partie à la vice-présidente du conseil départemental, Christine Niccoletti, et au conseiller départemental de Draguignan-Trans-en-Provence, Grégory Loew, qui, selon la légende, aurait sacrifié plusieurs nuits de sommeil et peut-être quelques stylos pour faire avancer le dossier. Qu'ils soient bénis jusqu'à la prochaine coupure de budget !


La société Colas, mandatée par le CD83, se met à l’œuvre... enfin, façon de parler. Au menu : une bande d’enrobé de 4 mètres de large, histoire de dire qu’on a fait quelque chose, mais sans recouvrir toute l’ancienne chaussée. Résultat ? Des zones oubliées de plus de deux mètres. Qui dit mieux ?

Et comme tout dialogue est inutile, le responsable du chantier oppose un refus catégorique aux riverains qui osent demander un élargissement. Quant à contacter le CD83 ? Plutôt mourir !


Les mauvaises langues chuchotent que notre homme avait un impératif urgent : finir avant l’heure de l’apéro du vendredi. Comme preuve de son sérieux, il exhibe un bout de papier chiffonné, présenté comme "le plan officiel" du département. Une esquisse digne d'un enfant dessinant sur une nappe en papier dans une brasserie de bord de route.

Seul le directeur des services techniques de la ville de Trans-en-Provence se déplacera pour constater cette absurdité. En pure perte : il n’a aucun pouvoir sur ce désastre.


DIX MOIS PLUS TARD : ON ATTEND TOUJOURS !


Les services départementaux, après moultes sollicitations, finissent par concéder que les fameux "à-côtés" seront stabilisés... un jour. En regie directe. Mais quand ? Mystère. Dix mois plus tard, toujours rien. Par charité chrétienne, nous éviterons de retranscrire les réponses affligeantes données aux citoyens inquiets.

Seule avancée notable : la pose récente de rambardes de sécurité. Champagne !


CERISE SUR LE GATEAU : UNE INONDATION EN PRIME !


Inondation chez un riverain de la route des Arcs : l'évacuation des eaux usées obstruée, sans doute les conduites d'assainissement bouchées. Mobilisation solidaire des voisins. Heureusement, après un appel à l’agglo Dracénie, une intervention d’urgence a eu lieu un dimanche.



Le constat est accablant : même si les regards étaient mal visibles avant, cela exonère-t-il l’entreprise de sa responsabilité ? Vous en doutez ? Non


Petit rappel pour nos amis du BTP : ces regards sont indispensables au bon fonctionnement du réseau d’assainissement. C’est écrit noir sur blanc dans le PLU. Mais encore faut-il le lire...




CIRCULEZ, IL N'Y A RIEN À VOIR !


Quand on interroge Colas, la réponse est un chef-d’œuvre de langue de bois :


Bonjour, Nous revenons vers vous suite au retour de l’agence concernée. Le pôle technique du département certifie que les travaux ont été réalisés comme implantés sur site et comme demandés par le client. Le chef de chantier n’étant pas en charge du lien avec le client, c’est le conducteur de travaux qui avait bien validé tout cela en amont avec le CD83. Pour toute demande complémentaire, merci de vous adresser au Département. Bien à vous

Traduction : "C’est pas nous, c’est eux." L'art de botter en touche, version BTP.


Une défense qui risque de faire sourire (jaune) les juges, si jamais l'affaire atterrit devant les tribunaux. Car une entreprise a un devoir de conseil, surtout lorsqu'un plan digne d'un gribouillis d'enfant remplace les plans d'exécution. La fameuse "obligation de conseil" des entreprises étant bien réelle et sanctionnée en cas de manquement.


 

LE DIABLE EST BIEN DANS LES DÉTAILS


Alors, ce croquis chiffonné serait donc la production officielle des services techniques départementaux ? Voilà qui laisse songeur.

Face à un tel imbroglio, la saisie de la Chambre Régionale des Comptes, comme le demande le Collectif Transian de Lutte contre les Nuisances, semble plus qu’opportune.


Car au final, c’est de l’argent public dont il s’agit. Et si certains veulent continuer à jouer les apprentis sorciers du BTP, autant que ce soit sous le regard attentif de ceux qui veillent au grain.

Affaire à suivre...



 

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