8e CIRCONSCRIPTION DU VAR : UNE CONCEPTION DE LA TRANSPARENCE QUI FAIT FROID DANS LE DOS !
- transian citoyen
- 28 sept. 2024
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 30 sept. 2024
Le député du Var Philippe Schreck vient d’engager comme assistant parlementaire un certain Rafael Ferron. Un individu inconnu d’Internet, difficile donc de mesurer le profil de la recrue. Mais Libération (1) a révélé, jeudi, le pseudonyme du collaborateur, bien connu des milieux fascistes, semble-t-il, : Raphaël Ayma.

Raphaël Ayma, Rafael Ferron de son vrai nom, a été recruté part le RN comme assistant parlementaire. (- No Name / Capture écran RS)
Il aime bien enrober ses posts sur les réseaux sociaux de citations, porte des t-shirts de Casa Pound (entre autres), un mouvement politique d’inspiration nationaliste-révolutionnaire et néofasciste italien, donne des conférences sur des thèmes comme le phalangisme (mouvement fasciste espagnol opposé aux Républicains) et anime le groupuscule identitaire et néofasciste provençal « Tenesoun » (« Ce qui tient en langue d’oc »). Voilà le CV de Raphaël Ayma (Rafael Ferron de son vrai nom) qui vient d’être embauché comme assistant parlementaire par le député RN du Var Philippe Schreck, rapporte Libération.
Il était aussi un invité d’honneur, en juin 2023 en Espagne de l’«association culturelle des amis de Léon Degrelle» admirateur belge d’Adolf Hitler ayant combattu sous uniforme nazi sur le front de l’Est, au sein de la 38e division de la Waffen-SS.
Selon l'Humanité, Raphaël Ayma s’est aussi affiché auprès du groupe local Bastion Frontal dont l’une des figures, Isabel Medina Peralta avait déclaré, en 2021 lors d’un hommage aux volontaires de la Division Azul, les espagnols de la Wehrmacht : « C’est notre devoir suprême de lutter pour l’Espagne et pour une Europe désormais faible et liquidée par l’ennemi, l’ennemi qui sera toujours le même, bien qu’avec des masques différents, le juif. Parce que rien n’est plus sûr que cette affirmation : le juif est le coupable », le tout en exécutant un salut fasciste.
Raphaël Ayma, quant à lui, se revendique comme un ancien partisan de la gauche avant un revirement vers l'extrême droite il y a quatre ans...
TENESOUN

Né des cendres du Bastion Social, Tenesoun a une approche novatrice de la radicalité, entre actions à visage découvert et soutien aux partis institutionnels. Mais le groupuscule aixois reste fidèle à la violence du nationalisme-révolutionnaire.

Chaque année Tenesoun participe à la manifestation organisée par le Comité du 9 mai, défilé où des individus cagoulés, parfois menaçants circulent en plein Paris. (Capture facebook Tenesoun )
Chaque année Tenesoun participe à la manifestation organisée par le Comité du 9 mai, défilé où des individus cagoulés, parfois menaçants circulent en plein Paris. Tenesoun prône notamment les idées du Grand Remplacement et du Grand Effacement.

"Nous nous mobilisions contre la fausse victoire gauchiste, pour rappeler à la population que ce pays a voté majoritairement en faveur des idées nationales."( capture d'écran facebook.com/Tenesoun)
Le groupuscule néofasciste a le vent en poupe. En 2021, Tenesoun a troqué son premier local pour un « complexe » de plus de 250 m2 en plein centre-ville d’Aix-en-Provence. Pour la déco, le groupe a fait appel à La Cagoule, un collectif de graffeurs néonazis qui a dessiné sur un mur un boxeur et le nom du mouvement.
Tenesoun a aussi lancé une section à Orange (84). L’organisation ne cesse de se vanter de son nombre croissant de militants et fait de l’entrisme dans les différentes sections locales des partis d’extrême droite. Il conserve pourtant une radicalité similaire à son ancêtre, le Bastion social (BS).
UNE CONCEPTION DE LA TRANSPARENCE QUI FAIT FROID DANS LE DOS !

Philippe Schreck est une figure importante du parti d’extrême droite. Élu député en 2022, l’avocat vient d’être reconduit à son poste après la dissolution, et les dernières élections législatives.
Contacté à ce sujet, par Var Matin, Philippe Schreck est sur la défensive, précise le quotidien : "Mon collaborateur attaquera en diffamation Libération et le journaliste, ainsi que tous ceux qui relayeront cette information", a-t-il déclaré par téléphone jeudi après-midi.
Une déclaration faite après avoir demandé : "s’il n’y avait pas d’informations plus importantes à traiter, comme le meurtre de Philippine par un condamné visé par une OQTF [Obligation de quitter le territoire français, Ndlr]".

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