L'ex-Premier ministre Jean Castex placé en garde à vue puis relâché, dans le cadre d'une enquête pour détournement de fonds publics, faux et usage de faux en écriture
- transian citoyen
- 13 févr.
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L'ancien Premier ministre Jean Castex, actuellement président de la RATP, a été placé en garde à vue pendant dix heures par les gendarmes de Montpellier ce jeudi 13 février, dans le cadre d'une enquête pour "détournement de fonds publics" et "faux et usage de faux en écriture". Les faits reprochés remonteraient à la période où M. Castex présidait la communauté de communes Conflent Canigó, de 2015 à 2020.
Son placement en garde à vue s'inscrit dans le cadre d'une enquête préliminaire, ouverte par le parquet de Montpellier à la suite d'un signalement datant de décembre 2023 par l'association de lutte anticorruption Anticor. D'après les informations de Midi libre, l'enquête financière porte sur des décisions prises par Jean Castex lorsqu'il était à la tête de la communauté de communes Conflent Canigo, dans les Pyrénées-Orientales, en 2017. Il n'y a néanmoins aucun soupçon d'enrichissement personnel.
Un soutien financier jugé illégal
L'ex-Premier ministre a présidé Conflent Canigo, qui regroupe 45 communes, entre 2015 et 2020. Son successeur et actuel président, Jean-Louis Jallat, a aussi été placé en garde à vue à Montpellier. Le directeur général des services et la vice-présidente chargée des finances ont aussi été convoqués par la gendarmerie.
Selon les informations de Midi libre, l'enquête porte sur des financements accordés par la communauté de communes à la société Selecom. En 2017, l'entreprise, placée en procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce de Perpignan, a bénéficié d'un soutien financier de la communauté de communes, à hauteur de plusieurs dizaines de milliers d'euros.
Ces financements, qui ne relèvent pas de la compétence de Conflent Canigo, n'auraient pas dû être accordés. Ils auraient été maintenus malgré un avis défavorable émis par la préfecture des Pyrénées-Orientales.
Après son audition, il a été relâché en soirée, et le procureur de Perpignan a annoncé la poursuite des investigations.
CE N'EST PAS LA PEMIÈRE AFFAIRE

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