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FAUT-IL TUER LES "VIEUX" POUR RENFLOUER LES COMPTES DE LE SÉCU OU SAUVER LA PLANETE ?

Dernière mise à jour : 12 nov. 2024




Le thème de cet article peut prêter à un débat passionné. La provocation de notre le titre a pour but de mettre en lumière un sujet souvent abordé, mais rarement avec le recul nécessaire. Derrière le choc de l'intitulé, se cache une réflexion sur les enjeux de la démographie, des systèmes de santé et des finances publiques.





La publicité politique du département (ci-contre) dénonçant les conséquences mécaniques de la diminution des recettes des collectivites territoriales soulève, simultanément l'épineux problème des choix drastiques à opérer entre des services publics indispensables et entre des catégories de citoyens.


Ce n'est pas un sujet théorique, nous l'avons vécu concrêtement lors de la crise de la Covid, avec les choix cornéliens des soignants entre jeunes et moins jeunes malades. Qui retenir ? Que faire ?


LA DÉCROISSANCE MÉDICALE


Une « verte » néerlandaise, Corrine Ellemeet, 43 ans, a une solution. Elle a récemment proposé de réduire les soins de santé pour les personnes âgées, pour venir en aide à la planète et pour économiser en même temps. Un gériatre prendrait la décision de traiter, ou pas, les malades de 70 ans et plus.


C’est ce qu’on appelle la "décroissance médicale", la nouvelle marotte des écologistes radicaux opposés à ce qu’ils appellent « la médecine capitaliste de performance » et qui placent les besoins de la Terre avant ceux de l’Humanité.

Ce sont les mêmes qui croient qu’on ne doit plus faire d’enfants pour sauver la planète.


Des radicaux ? En france on ne soigne plus les cancers de la prostate aprés soixante quinze ans, la progression lente de cette maladie fait, selon les experts de la sécu, que vous devriez mourir avant que le cancer ne vous tue ...


Ce mépris des vieux on le retrouve, indirectement, avec l'instauration des Points d'Apport Volontaires des déchets ménagers. La solidarité de voisinage évoquée, comme solution alternative pour cette catégorie de citoyens, est une monumentale hypocrisie.


Cette condamnation des vieux, pour soulager le fardeau de la collectivité (ou de la planète) n'est pas nouvelle , on la retrouve à des dégrés divers au cours de l'histoire de l'humanité.


« NE SECOUER PAS LE COCOTIER»



Chacun connaît l’Expression française qui remonte au XIXème siècle : « ne secouer pas le cocotier », qui puiserait ses origines dans le milieu de certaines ethnies polynésiennes. Il était d’usage chez ces peuplades d’éliminer les vieilles personnes qui devenaient trop faibles pour grimper sur les cocotiers et réaliser la cueillette. 




En pratique, ces tribus faisaient monter les plus âgées d’entre eux au sommet d’un cocotier et commençaient à secouer l’arbre de manière très rigoureuse. Si le vieillard mourrait, cela équivalait à une bouche de moins à nourrir, sinon il continue d’apporter son dû à la collectivité. Sur l’île de Céos, dans les Cyclades, le suicide était imposé aux plus de 60 ans.


Les Hyperboréens exécutaient tous ceux qui parvenaient à cet âge. Les Massagètes, nomades de l’est du Caucase, les immolaient avec le bétail et mangeaient leur chair.



En Sardaigne, les plus de 70 ans étaient roués de coups de bâton par les enfants, puis jetés dans un précipice. 


Nous en trouvons malheureusement une nouvelle douloureuse illustration avec l’épidémie du Cavid-19, où les soignants, faute de moyens, se trouvent dans l’obligation de trier les vieux à l’entrée des services d’urgence, une terrible responsabilité qui réactive une pratique de sinistre mémoire : à droite ceux qui vont vivre, à gauche ceux qui vont mourir.


LE POIDS DÉMOGRAPHIQUE ET ÉCONOMIQUE





La question sous-jacente est celle du vieillissement de la population. Avec l'allongement de l'espérance de vie et le baby-boom des générations passées qui arrivent à l'âge de la retraite, la proportion des retraités dans la population active augmente de manière significative.


Selon les prévisions de l'Insee, la France comptera 22,8 millions de personnes âgées de 60 ans ou plus en 2030, soit un quart de la population. Cette transition démographique met en péril les finances de la Sécurité sociale, qui dépendent pour une grande partie des cotisations sociales des actifs.


Les caisses de la Sécurité Sociale, déjà sous tension, sont confrontées à une pression croissante à mesure que les dépenses de santé et de retraites augmentent. Le financement des pensions et des soins pour une population vieillissante représente un défi majeur pour les générations suivantes.


Les gouvernements successifs ont tenté de répondre à cette problématique par des réformes : allongement de l'âge de la retraite, augmentation des cotisations, voire suppression de certaines prestations. Mais ces ajustements ne semblent jamais suffisants pour faire face à un phénomène démographique qui va bien au-delà des seules mesures économiques.




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